Encore un effort....
Monsieur le président,
Le 6 mai vous avez été élu par une majorité de français, vous ne devez pas les décevoir ; ces derniers attendent de vous que vous puissiez prendre d'autres mesures,
- pour l'emploi (des jeunes, des séniors et des non qualifiés,
- pour l'éducation et pour la santé de toutes et de tous,
- pour la libre circulation de tous les habitants de France (français et étrangers),
au nom de l'équité et de la justice sociale chères à votre parti.
Je suis persuadé qu'ils peuvent compter sur vous.
Mais les millions de francophones pauvres dans le monde (en Afrique, en Amériques, en Asie) qui ont été oubliés dans la campagne électorale, peuvent ils aussi compter sur vous, même pour d'autres raisons :
- pour les débarrasser de tous ces dictateurs qui pillent leurs richesses nationales,
- pour les préserver de tous ces néo-capitalistes, qui au nom du business international et avec l'appui de l'OMC, les trompent et leur font accepter l'inacceptable,
- pour les encourager dans leur propre développement (formation, agriculture, santé publique, entrepreneuriat) en évitant la fuite des cerveaux,
- pour les défendre devant les instances politiques internationales,
- pour les protéger des grandes endémies sanitaires (SIDA, paludisme) et alimentaires (famine, pénurie d'eau potable,
- pour les considérer autrement que comme un marché potentiel de futurs consommateurs.
Ne les décevez pas....
Certes ils savent que vous ne pouvez pas accueillir toute la misère du monde ni être le bon samaritain, que vous ne pouvez pas être le gendarme du monde ni le banquier de la planète, surtout en période de crise économique, mais ils espèrent que vous effaciez un certain discours de Dakar pour un autre plus solidaire et moins totalitaire.
Guy Matejka,
chargé de la Francophonie à l'Université de Limoges
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